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Dimanche 8 mars 2009
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Nous passons un week-end à Londres, dans l’élégant quartier de Chelsea, où des amis de mon homme ont émigré.

Me promenant dans la cite, je suis fascinée par le déballage et l’agressivité du capitalisme ambiant - mes yeux écarquillés et ma bouche grande ouverte, un peu dégoûtée, contrastent fermement avec les jeunes femmes en-jupes-courtes-et-sac-Gucci, ou Dolce&Gabbana, ou Coccinelle, qui se promènent allégrement et pleines d’assurance sur le pavé britannique.

Le contraste est si fort avec La Haye, paisible contrée au capitalisme mâtiné de calvinisme puritain, que je reste abasourdie – et un peu perdue.

 

Quel contraste demandera le lecteur indulgent ? Ne me suis-je pas déjà plainte de la consommation tous azimuts qui fait rage ici ? Alors quoi ?

Alors les Pays-Bas sont aussi un des pays européens ou l’épargne des particuliers est la plus importante et je vous mets au défi de me montrer régulièrement des signes ostensibles de décalages sociaux. A Londres – ou par ailleurs, semble-t-il, la mendicité est interdite dans certains quartiers – a Londres donc, ce qui m’a choquée, c’est l’affichage individuel et ostentatoire de la richesse.

Dans ma petite province néerlandaise, je vois beaucoup de gens consommer  (entendez : « faire du shopping ») et apparemment sans arrêt et je dois dire que cela ne cesse pas de m’étonner, voire de m’agacer un tantinet. Mais la consommation est de masse et de classe petitement moyenne.

Dans ces quartiers chics londoniens, il me semblait que la consommation avait pour finalité essentielle l’acquisition de signes d’appartenance à une classe sociale supérieure (selon une hiérarchie tacite et implacable), a un rôle – une appartenance oui, pour mieux exclure ceux qui, pour ainsi dire, ne jouent pas le jeu, par rejet ou par manque de moyens.

C’est un signe – celui d’une part d’une société avec des écarts de richesse moins larges, où la plupart des gens font partie d’un grand groupe appelé classe moyenne, et d’autre part de celle, beaucoup plus inégalitaire, qui, clairement pointe du doigt des « looseurs » et des « winners », en tous cas des gens qu’elle identifie comme tels..

 

Bien sur ce choc ne concerne peut-être que quelques quartiers huppes – et ce n’en est que ma version, avec tout ce que je peux rajouter de subjectivité et de relents marxico-gauchistes que ma conscience libérale tentait bien vainement de refouler.

Mais je dois avouer que, dans le train Bruxelles-Amsterdam, j’ai regardé avec soulagement et compréhension ces jeunes filles aux couleurs dépareillées, aux bottes assorties avec tout et son contraire, aux vestes trop courtes qui font ressortir inélégamment leurs rondeurs par ailleurs toutes sympathiques.

 

Mes commentaires snobs et faussement supérieurs de mes premiers mois aux Pays-Bas (« mais c’est quoi cette manie de mettre des bottes tout le temps, même avec des petites jupes, même pour des occasions aussi exceptionnelles que des mariages ? » ; et « je vous le demande, a vous, pourquoi ce vert des années 80 avec ce jaune des années 60 » ? et « pourquoi ne pas mettre un peu plus d’argent dans un produit, pour le plaisir d’en savourer la qualité au lieu de se ruer toujours et immanquablement chez H&M ? »). Toutes ces remarques ont fondu, palissant tout à coup face à ce constat : c’est peut-être moins élégant, mais qu’est-ce que c’est plus sympa.

Dimanche 25 janvier 2009
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Je me suis longtemps demandée, enfant, à quoi pouvait bien ressembler l’inconstance.
Ma fidélité à toute épreuve aux personnages fabuleux et aux princes formidables qui peuplaient mes rêves de gamine me rendait hermétique à toute infidélité et... inconstance.

Mais quand je regarde ce blog et cet extraordinairement long silence je me dis qu'il n’aura fallu attendre que quelques années pour passer de l'incompréhension la plus complète (et la plus arrogante, dans un sens) d'un comportement à ma transformation en son incarnation vivante.

Mais que s'est-il donc passe? (j'ose imaginer qu'un lecteur fidele et attendri aura pense cette question, le sourire ironique aux lettres et les yeux en point d'interrogation). Pas grand chose à dire vrai. Mon travail m'a portée d'un voyage à l'autre et la "saison des mariages" a été la raison d'autres périples.
Les mariages justement. De Néerlandais et de Français. Dans le vent d'Amsterdam ou des châteaux pluriséculaires de l'Oise.
Les mariages en France qui fait dire a mon homme : "vraiment en France vous avez trop de règles..."et les mariages néerlandais qui me font dire: “vraiment les Néerlandais la vous êtes trop informels..."
Les mariages néerlandais avec la combinaison gastronomique inédite du "champagne-croquettes“ et les mariages français où l'on se rue, à peine discrètement, sur le menu, dès sa place trouvée a table.
Les mariages néerlandais où les copains de la fraternité offrent les chandeliers en argent qu'ils offrent à chaque hymen issu de leur fraternité.
Les mariages français où les copains d'universite sont toujours a la bourre pour faire leur petite présentation vacharde avec photo blafarde des lendemains de cuite sur un texte improvisé dans la voiture, en venant.
Les mariages néerlandais où il n'y a pas de diner et ou je crève de faim.
Les mariages français ou mon homme compte le nombre de plats et se demande si tout cela est bien sain finalement...

Et puis il y a les mariages français racontes aux Néerlandais ("non, un diner? Pour 150 personnes? Mais ca doit être effroyablement cher !") et les mariages néerlandais racontés aux Français ("une cérémonie a 12.30? Mais c’est l'heure du déjeuner!").

Enfin, il y a les mariages franco-allemands (félicitations Diane et Matze !) en terrain neutre...
Dimanche 16 mars 2008
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Sur les conseils d’une amie, je décide d’aller à Utrecht pour visiter le musée des instruments de speelklokpierement7.jpg musiques et des automates. En fait le musée est dédie entièrement a tous les automates et autres mécanismes mis en place pour faire de la musique sans prestation humaine.
Suivant le guide, je découvre tout d’abord des lapins automates, puis des horloges au raffinement inattendu (la partie arrière de l’horloge étant dotée également d’ornements subtils), puis de petits orchestres timballent à un rythme boiteux, des pianos voient leurs touches s’enfoncer toutes seules, des orgues de barbarie déversent des fanfares triomphantes… la visite se termine au « dancing », ou une machine énorme nous interprète Bill Halley effrénément.
 
J’apprends que les orgues de barbarie « géants » n’ont eu leur grande heure véritablement qu’aux Pays Bas, en Belgique et dans le Nord de la France, à la faveur d’une géographie invariablement stable (entendez « plate ») qui autorisait de pousser et tirer ces gros instruments.
J’apprends également que les petites «  partitions » (vous savez avec les trous pour les notes, comme pour les orgues de barbarie ?) se sont drastiquement amincies quand elles étaient destinés aux bals, le « musicien » étant payé par morceau joué et non par heure… « money makes the world goes around »…
 
 
En bref, toute la visite est un enchantement – les objets sont dans un état remarquable, les explications simples et ludiques et la speelklokpierement4.jpg progression de la visite passionnante, car plus l’on avance, plus les objets se font imposants et complexes… et plus mon enfance revient au galop – car me voila a présent yeux écarquilles, sourire crédule et oreilles pointées…
 
Mardi 11 mars 2008
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Je passe une grande partie du week-end dernier à me plonger le plus subtilement possible dans le mode de vie "typique" d'Amsterdam.
Ca commence, bien sur, par un vélo, loué à la gare, pour me rendre à un dîner dans une rue d'Amsterdam Sud, très près du Museumplein.
C'est un "triple date" - les trois hommes du soir ont étudié ensemble a Groningen.
On discute le bon vieux temps, les fraternités étudiantes et les dernières nouvelles, dans un mélange joyeux de néerlandais et d’anglais.
Je discute avec une des femmes présentes, une jeune photographe qui m’apprend qu’elle travaille notamment pour l’Unicef et vient de finir une série de photos pour l’exemplaire de Elle a paraître en Juillet.
 
Cette première mise en bouche amstellodamoise fut, disons, assez légère pour ne pas brusquer mes atavismes franchouillards patentés.
 
Hagelslag-copie-2.jpg Avec l’aube, commencèrent les choses sérieuses. Tout d’abord, bien sur, le petit déjeuner avec le Hagelslag, les petits copeaux de chocolat, que petits et grands mangent invariablement au petit déjeuner et au déjeuner et sur lesquels, obsession culinaire oblige, je reviendrai très prochainement.
 
Apres ce petit-déjeuner tout en fromage et en tartines, petite balade dans le quartier. Nous arrivons au café Wildschut – le décor Art nouveau, ainsi que les petites alcôves créées autour des tables, pour la protection de l’intimité des clients, avec leurs dossiers tapissés, me rappelle un peu l’Archiduc a Bruxelles . Comme dans tout café néerlandais qui se respecte, et ou le prorata du prix des consommations au temps passé est exactement opposé a celui pratiqué a Paris, nous y trouvons la table rituelle, ou s’entassent les journaux, posés sur un plateau supérieur a la table elle-même – celle-ci étant éclairée par des lampes placées en dessous du plateau. Nous y farfouillons et trouvons quelques magazines de circonstance, ou je lis, partagée entre amusement et consternation, moult articles sur le « président bling bling » – et l’opprobre jetée par maints journalistes et l’énigmatique « opinion publique » sur le déficit impardonnable de la France.
 
Passé ce moment de lecture, nous nous acheminons vers la maison des sœurs de mon homme, qui nous ont invités à déjeuner. Sur le chemin, mon amoureux me dit : « je te parie que nous aurons du fromage jeune (de Gouda), des tartines, du lait et des hagelslag ». Et nous revoilà partis pour ce que tout Français perdu dans les contrées bataves appelle « le second petit-déjeuner des Hollandais ». Une fois de plus, oui, je songe avec mélancolie à la poule au pot familiale du dimanche.
 
Apres le repas, nous commençons une balade dans Amsterdam, avec pour but ultime de visiter une exposition vente sur Steve Shapiro. Nous flânons près des canaux, je manque de me faire percuter par une petite dizaine de bicyclettes hollandaises, m’exclame devant des magasins de vêtements extravagants, avant d’arriver dans la rue de l’exposition ou se côtoient en rangs serrés, petite porte après petite porte, toutes sortes de galeries, promettant l’art et la politique – parfois dépareillées quand un antiquaire ironique s’immisce entre deux galeries pour perturber ce déballage d’œuvres contemporaines trop bien rangées.
L’exposition est très petite, comme on peut s’y attendre, mais belle.
0077264schapiro_s.jpg  J’y apprends entre autres choses palpitantes que Barbara Streisand ne voulait être photographiee que d’un profil particulier (le gauche) – ce qui n’empêche pas les photographies d’être très intéressantes.
 
Ravis et satisfaits de notre intermède culturel, nous nous dirigeons alors vers un café brun, le  Café Scheltema, " Traditioneel literair cafe", ou je me goinfre sans dent férir de bitterballen.
 
Comme la journée n’est pas encore finie et que les stéréotypes ont parfois, a l’instar des expressions toutes faites, la vie dure, nous enchaînons sur une soirée « branchée », organisée par une couple d’amis gay, sur une île récente d’Amsterdam, l’île de Java – aucun bâtiment ne s’y ressemble, la municipalité ayant établi sur le mode «  un architecte = une maison ». Le résultat est assez réussi : on retrouve par exemple, la même élégance que les rues traditionnelles d’Amsterdam (maisons étroites, aux hauteurs hétéroclites), mais dans un style contemporain.
 
Cette journée en fin de compte très néerlandaise le fut aussi par sa conclusion, la compagnie des chemins de fer néerlandais m’ayant fait l’honneur, une fois de plus, de prévenir une minute avant le départ du train qu’il n’irait pas a la destination prévue. Arrivés a Schiphol, il nous faut attendre un bus pour Leyde et a Leyde attendre un train pour Den Haag Centraal (le train n’allant pas a Hollenspoor, notre destination), puis finalement, en pleine nuit marcher dans le vent et la pluie pour rentrer avec 1h15 de délai, dans notre humble - et passablement humide- demeure.
 
La voila ma Hollande grossièrement dessinée : des expositions, des tartines, des bitterballen, des soirées branchées et des trains en retard !
Mercredi 20 février 2008
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Me voila maintenant tenue de vous parler du choc inter-infraculturel, concept inventé par votre humble servante, a cet instant, et qui la replace bien malencontreusement dans la droite lignée des concepts tordus et inutiles qui ont constitué, a son esprit défendant, l’un des acquis majeurs de ses études supérieures*.
 
Par inter-infraculturel, j’entends l’étonnement que peut produire l’observation des coutumes issues de votre propre culture. Cela reste en quelque sorte interculturel puisque cet étonnement sincère (c’est une des spécificités de ce concept, par opposition a la « lucidité » dont un individu peut faire montre a l’égard de sa propre culture) est du a l’éloignement géographique ou moral du sujet d’avec sa culture d’origine que peut occasionner la fréquentation prolongée d’une autre culture.
 
« Las et pitié ! » entends-je murmurer par delà l’écran, «  de grâce épargne nous les préambules vainement methodologiques et viens en au fait ! ». Comme ma pédanterie n’a d’égal que mon angoisse – abyssale - de froisser des lecteurs fidèles, oui oui, je viens au fait.
 
Le fait est le suivant : j'ai passe recemment un week-end merveilleux en Sologne, belle région de France s’il en est. Un week end merveilleux a plus d’un titre – le temps printanier permettant de longues nonchalances au soleil, une nature magnifique et apaisée, une compagnie de choix, mes amis d’études, vieux habitues des reparties rapides, que mes récents choix de vie ne me permettent pas de voir aussi souvent que je le souhaiterais.
 
Je suis partie avec mon homme, déjà amusé des échanges d’e mails préalables et organisationnels : «  mais ma chérie, si je comprends bien, le programme c’est seulement manger ? ».
Il n’était pas loin de la vérité.
Le premier soir a commencé tard – le temps d’arriver a Paris puis, de Paris, atteindre la maisonnée isolée dans la campagne - nous arrivâmes a minuit, les yeux engourdis et l’estomac bavard.
Nous fumes accueillis avec des rillettes, un pâté de campagne, du saucisson et l’inévitable et réglementaire coup de rouge.
Le festin dura jusque tard dans la nuit, ponctue de vagues riantes et de silences fort brefs - les rillettes survivant en petit nombre au carnage gastronomique.
 
Le lendemain matin, je me levai péniblement vers midi, descendit au petit-déjeuner – une tablée joyeuse dégustait brioches et confiture et cela dura jusque vers 14h/14h30 après quoi certains d’entre nous s’autorisèrent une promenade digestive pendant que d’autres, plus dévoués, commençaient la préparation du déjeuner. Vers 16h nous commençâmes le déjeuner (3kg de viande au barbecue et des petits légumes au four).
Apres quoi nous entamâmes lourdement une seconde promenade, certains partant a pied, d’autres en « deudeuche », un bonheur.
 
De retour vers 19h, je trouve certains de mes congénères en plein goûter et me joins a eux pour une séance « Carla et Nicolas – les derniers potins », au coin du feu.
Finalement, après une petite sieste, vers 20h30/21h, les préparatifs du soir commencent et le dîner commence a 23h, soupe de cressons et pâtes, pas de viande, quand même n’exagérons pas.
 
Apres cette pénible journée, je fus parmi les premières a me retirer dans la chambre, épuisée de ces orgies culinaires dont j’ai complètement perdu l’habitude.
Enfin, le lendemain matin, nous profitons d’un dernier petit déjeuner – sucré encore une fois – et d’un déjeuner rapide avant de rentrer a La Haye, parce que c’est loin.
 
Nous avions, tous les Français, présents, essayé de nous maîtriser et une règle avait même été établie, dont je pris connaissance au courant de ces quelques jours : ne pas parler bouffe pendant qu’on mange.
 
Autant vous le dire : nous n’avons pas respecté cette règle.
 
Et moi de conclure, avec mon amie hongroise presente et sous le regard approbateur de mon grand Batave : «  ah oui c’est quand meme fou a quel point la nourriture est importante en France… »
 
 
 
* Cela étant, j’ai toujours partagé avec moi-même la croyance qu’un concept que le dictionnaire Microsoft Word ne peut reconnaître est valable intrinsèquement (1)
(1) Voir, Heidegger, « hymnes a Hoelderlin ».
Lundi 11 février 2008
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Je reviendrai sur le sujet plus longuement plus tard, mais je tenais a partager cette information, dont je viens tout juste de prendre connaissance sur le site du Monde...

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/02/11/menacee-pour-ses-critiques-de-l-islam-radical-ayaan-hirsi-ali-demande-la-nationalite-francaise_1009699_3214.html#ens_id=1009701
Lundi 4 février 2008
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Voilà bien longtemps que je n’ai rien posté sur le blog et je m’en excuse, avec la fausse timidité de ceux qui aiment être lus.
Comme le dit une excuse qui n'avoue pas son impuissance : "les dernières semaines ont été riches en événements en tout genre et expliquent mon long silence".
 
Cela commence tout d’abord par un choc, en réalité un étonnement d’une nature nouvelle. De retour à Paris pour 5 jours, je suis frappée par une réalité qui m’avait jusqu’alors complètement échappé : les jeunes Français – a tout le moins les jeunes Parisiens - sont dans une large majorité petits, bruns et minces. Et les jeunes filles sont également brunes, aux joues rebondies et volettent dans leurs jupes mignonnes que des pieds alertes, et escarpinés, font ingénument danser sur les paves de Paris.
Rien à faire : j’ai beau admirer l’élégance et les silhouettes fines, y’a pas à dire, je préfère les grands blonds.
 
Cela dit, les beautés parisiennes ne sont pas seulement brunes – elles sont aussi photographiques : j’y ai vu la magnifique exposition consacrée a Boubat, que je vous recommande chaleureusement.
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Passé ce choc, me voilà de retour à Rotterdam - non pas pour le travail cette fois mais pour ce qu’on pourrait appeler une visite de courtoisie : je profitai du Festival du film pour enfin aller plus loin dont mon lieu de travail et découvrir la ville par-delà les immeubles de bureaux qui jalonnent la gare centrale.
 
erasmusbrug-copie-1.JPG Rotterdam, par moments, me fait penser a Berlin – sans doute le fait que ce sont toutes deux des villes détruites pendant la même guerre, et reconstruites pendant la même période. Il y a à Rotterdam, à certains coins de rue, le même éclectisme qu’on trouve a Berlin, un mélange de toutes les architectures dans un espace immense, vaguement décousu avec, en toile de fond un décor inénarrablement industriel.
 
Nous y avons vu une exposition intéressante sur le Nouveau réalisme, avant d’enchaîner sur trois films du Festival.
 
Le premier, Marrakech inshallah, laisse deviner un petit budget – l’image est à gros grains, mais, après tout, c’est peut-être un choix artistique. Je n’ai pas adoré le film – hormis l’acteur (et le personnage) principal, un petit garçon venu du Mont atlas chercher son grand frère à Marrakech.
Je ne vais pas parler du second film, déjà très connu en France, la Graine et le Mulet que j’ai trouvé très attendrissant – malgré sa longueur.
La journée s’est terminée avec un film franco-égyptien fascinant. Au départ tout commence comme un film de Bollywood : couleurs à la « Sous le soleil », jeune ville pâmée a la vue du jeune premier stéréotype dont le repoussoir bête et méchant donne, comme de bien entendu, raison à  l'adage : "la bêtise est mere de la méchanceté"..
Mais le film prend vite une autre tournure : manifestation contre la police corrompue, dénonciation de la torture et du non-respect de l’Etat de Droit… La jeune fille enamourée se fait violer par le méchant, et c’est le combat pour faire établir la vérité et triompher une justice non-népotisme...
 
Voilà peut-etre un autre point commun entre Berlin et Rotterdam : les deux films proposent des festivals de cinema accessibles et ou on peut decouvrir des oeuvres inattendues…
 
… Et décidément je suis fascinée par les villes dites « expérimentales » !

PS : pour les prix décernés pendant le festival, voir ici.
Mercredi 23 janvier 2008
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J'ai parlé récemment de la naissance ma petite niece, si adorable, a quelques Néerlandais - les prenant pour témoins, bien malgré eux et probablement a leur plus grand regret, de mon attendrissement quelque peu exubérant de nouvelle tante.

Et voila-ti pas que je me vois gratifiée d'un "Gefeliciteerd" - le meme, amical et chaleureux, que l'on m'avait adressé, vous vous en souviendrez peut -etre, a l'occasion de l'anniversaire de mon beau blond.

Moralité : laisser faire les autres et récoltez les félicitations ! 

Et moi qui pensais , naive réformée francaise, que la valeur travail était le moteur de cette société....

 
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