Par AP
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Publié dans : Gastronomie
Je devais hier soir faire une petite présentation devant la classe de néerlandais. Il me fallait parler 5 minutes sans note dans la belle
langue batave. Evidemment, je n’ai pas résisté à l’envie de parler – a nouveau ! – de la relation entre les Néerlandais et la nourriture, et du peu de cas (social) qui est fait a cette
dernière.
J’ai donc abordé avec un sourire mi-amusé mi-étonné le sujet, déclinant les anniversaires et les mariages passés sans dîner, et la
récurrence désespérante des « borrel » (en résumé : petites cacahouettes et bière a volonté) avant d’ajouter deux exceptions a cette règle : le Gouda et les croquettes qui
sont, comme vous le savez, deux sujets de prédilection de ce blog.
Et la qu’elle ne fut pas surprise d’entendre mon professeur me lancer un « tu ne peux pas parler du gouda ».
Et me voila, tremblante, regrettant mes vaines paroles et redoutant un courroux légitime –! il y a des interdits sociaux qu’on ne
transgresse pas impunément.
En réalité, comme toujours, l’explication était beaucoup plus simple : ce que nous appelons Gouda n’ est ici que le nom
de la ville qui produit le fromage.
Il y avait de ma part donc tout d’abord une faute de vocabulaire, doublée d’une méconnaissance évidente sur la réalité du « second pays du fromage » : s’il existe le Goudse
kaas (fromage de Gouda), on trouve aussi le Leidse Kaas (de Leiden), ou l’Amsterdamer etc. Tous ces fromages sont différents – et les Pays-Bas produisent autre
chose que le « Gouda » douteux que nous voyons dans nos supermarchés français.
Mes excuses à la profession et aux amateurs.
Vendredi 16 novembre 2007
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