Par AP
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Publié dans : Medias
En regardant un film sur les années 60 en francais, sous-titré en néerlandais, je constate que "Merde" est poliment traduit par "Jezus"...
Mardi 22 janvier 2008
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Evidemment, une des obligations culturelles quand on arrive dans un nouveau pays est de s'intéresser aux médias et particulièrement à la
télévision comme média de masse (CECI SE VEUT UNE DEMARCHE CURIEUSE – et non le prétexte pour regarder toutes sortes d’inepties, si si voyons, puisque je vous le dis...)
En Autriche, j'avais appris rapidement toutes sortes d'insultes grace à mon assiduité à regarder (en allemand) Melrose Place (que je découvrais à cette occasion) ou la série si terriblement
"éducative" "7 à la maison", qui m'a par ailleurs enseigné avec une subtilité toute prosélyte que sortir sans l'accord des parents vous attire à coup sur la fureur divine et une
juste et transcendante punition (étant alors étudiante du programme Erasmus, ces préceptes me furent, vous pouvez l’imaginer, d’une grande utilité).
J'avoue que je n'ai pas encore complétement exploré les programmes néerlandais, ne maitrisant pas cette langue. Pour le moment, j'apprécie que les séries et les films soient
sous-titrés et non pas doublés et je me gave allégrement de Desperate Housewives et de Sex and the City sous le prétexte officiel de faire progresser mes connaissances en anglais et en
néerlandais en meme temps.
Comme le néerlandais me reste quelque peu hermétique, j'apprécie de manière assez abstraite les émissions politiques du soir de Mme Polak sur Nova que mon homme regarde avec une passion tojours
également renouvelée – mais je trouve intéressant qu’une chaine traite chaque jour « à une heure de grande écoute » des sujets politiques. Par ailleurs, Mme Polak affiche
apparemment très clairement ses orientations politiques sans que cela engendre un grand débat sur l'hypothétique (et selon moi assez illusoire) neutralité politique des journalistes, ce qui me
parait très appréciable.
En réalité, il reste encore tout un pan de la production audiovisuelle néerlandaise que je ne connais pas - mais sans regret. On avait entenu parler d’une production où une
patiente en phase terminale se proposait de donner son rein à un, et un seul, des trois candidats de l’émission – l’émission s’avérant par la suite etre un canular puisque la patiente était
en fait une actrice (les trois candidats étaient, eux, véritablement en attente d’un donateur). Et les créateurs de l’émission d’en défendre l’ambition didactique (mais si mais si) puisqu’il
s’agissait en fait de sensibiliser les Néerlandais au problème du don d’organe (et pas de jouer sauvagement avec la vie et la mort des uns, soulevant un enthousiasme de masse aussi vieux que les
combats des arènes antiques – enfin, qu’allez-vous imaginer !).
Autre émission : cette fois-ci, la production a filmé cinq personnes souffrant de maladies incurables,
gentiment, pour voir l’état de leur maladie progresser – « il y a là un peu de voyeurisme, mais... », a dit un responsable de la chaine BNN...mais si peu, voyons !
Sur la télé-réalité et la rencontre à l'Institut néerlandais de Paris sur le sujet, cliquez
ici.
Sur le Big Donor Show, voir Wikipédia
Enfin, l'Observatoire européen de l'audiovisuel est en train de constituer une base de données sur
les paysages audiovisuels et leurs indutries en Europe... affaire à suivre!
Jeudi 11 octobre 2007
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