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Stéréotypes et représentations

Par AP - Publié dans : Stéréotypes et représentations

Nous passons un week-end à Londres, dans l’élégant quartier de Chelsea, où des amis de mon homme ont émigré.

Me promenant dans la cite, je suis fascinée par le déballage et l’agressivité du capitalisme ambiant - mes yeux écarquillés et ma bouche grande ouverte, un peu dégoûtée, contrastent fermement avec les jeunes femmes en-jupes-courtes-et-sac-Gucci, ou Dolce&Gabbana, ou Coccinelle, qui se promènent allégrement et pleines d’assurance sur le pavé britannique.

Le contraste est si fort avec La Haye, paisible contrée au capitalisme mâtiné de calvinisme puritain, que je reste abasourdie – et un peu perdue.

 

Quel contraste demandera le lecteur indulgent ? Ne me suis-je pas déjà plainte de la consommation tous azimuts qui fait rage ici ? Alors quoi ?

Alors les Pays-Bas sont aussi un des pays européens ou l’épargne des particuliers est la plus importante et je vous mets au défi de me montrer régulièrement des signes ostensibles de décalages sociaux. A Londres – ou par ailleurs, semble-t-il, la mendicité est interdite dans certains quartiers – a Londres donc, ce qui m’a choquée, c’est l’affichage individuel et ostentatoire de la richesse.

Dans ma petite province néerlandaise, je vois beaucoup de gens consommer  (entendez : « faire du shopping ») et apparemment sans arrêt et je dois dire que cela ne cesse pas de m’étonner, voire de m’agacer un tantinet. Mais la consommation est de masse et de classe petitement moyenne.

Dans ces quartiers chics londoniens, il me semblait que la consommation avait pour finalité essentielle l’acquisition de signes d’appartenance à une classe sociale supérieure (selon une hiérarchie tacite et implacable), a un rôle – une appartenance oui, pour mieux exclure ceux qui, pour ainsi dire, ne jouent pas le jeu, par rejet ou par manque de moyens.

C’est un signe – celui d’une part d’une société avec des écarts de richesse moins larges, où la plupart des gens font partie d’un grand groupe appelé classe moyenne, et d’autre part de celle, beaucoup plus inégalitaire, qui, clairement pointe du doigt des « looseurs » et des « winners », en tous cas des gens qu’elle identifie comme tels..

 

Bien sur ce choc ne concerne peut-être que quelques quartiers huppes – et ce n’en est que ma version, avec tout ce que je peux rajouter de subjectivité et de relents marxico-gauchistes que ma conscience libérale tentait bien vainement de refouler.

Mais je dois avouer que, dans le train Bruxelles-Amsterdam, j’ai regardé avec soulagement et compréhension ces jeunes filles aux couleurs dépareillées, aux bottes assorties avec tout et son contraire, aux vestes trop courtes qui font ressortir inélégamment leurs rondeurs par ailleurs toutes sympathiques.

 

Mes commentaires snobs et faussement supérieurs de mes premiers mois aux Pays-Bas (« mais c’est quoi cette manie de mettre des bottes tout le temps, même avec des petites jupes, même pour des occasions aussi exceptionnelles que des mariages ? » ; et « je vous le demande, a vous, pourquoi ce vert des années 80 avec ce jaune des années 60 » ? et « pourquoi ne pas mettre un peu plus d’argent dans un produit, pour le plaisir d’en savourer la qualité au lieu de se ruer toujours et immanquablement chez H&M ? »). Toutes ces remarques ont fondu, palissant tout à coup face à ce constat : c’est peut-être moins élégant, mais qu’est-ce que c’est plus sympa.


Dimanche 8 mars 2009
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Par AP - Publié dans : Stéréotypes et représentations
Je me suis longtemps demandée, enfant, à quoi pouvait bien ressembler l’inconstance.
Ma fidélité à toute épreuve aux personnages fabuleux et aux princes formidables qui peuplaient mes rêves de gamine me rendait hermétique à toute infidélité et... inconstance.

Mais quand je regarde ce blog et cet extraordinairement long silence je me dis qu'il n’aura fallu attendre que quelques années pour passer de l'incompréhension la plus complète (et la plus arrogante, dans un sens) d'un comportement à ma transformation en son incarnation vivante.

Mais que s'est-il donc passe? (j'ose imaginer qu'un lecteur fidele et attendri aura pense cette question, le sourire ironique aux lettres et les yeux en point d'interrogation). Pas grand chose à dire vrai. Mon travail m'a portée d'un voyage à l'autre et la "saison des mariages" a été la raison d'autres périples.
Les mariages justement. De Néerlandais et de Français. Dans le vent d'Amsterdam ou des châteaux pluriséculaires de l'Oise.
Les mariages en France qui fait dire a mon homme : "vraiment en France vous avez trop de règles..."et les mariages néerlandais qui me font dire: “vraiment les Néerlandais la vous êtes trop informels..."
Les mariages néerlandais avec la combinaison gastronomique inédite du "champagne-croquettes“ et les mariages français où l'on se rue, à peine discrètement, sur le menu, dès sa place trouvée a table.
Les mariages néerlandais où les copains de la fraternité offrent les chandeliers en argent qu'ils offrent à chaque hymen issu de leur fraternité.
Les mariages français où les copains d'universite sont toujours a la bourre pour faire leur petite présentation vacharde avec photo blafarde des lendemains de cuite sur un texte improvisé dans la voiture, en venant.
Les mariages néerlandais où il n'y a pas de diner et ou je crève de faim.
Les mariages français ou mon homme compte le nombre de plats et se demande si tout cela est bien sain finalement...

Et puis il y a les mariages français racontes aux Néerlandais ("non, un diner? Pour 150 personnes? Mais ca doit être effroyablement cher !") et les mariages néerlandais racontés aux Français ("une cérémonie a 12.30? Mais c’est l'heure du déjeuner!").

Enfin, il y a les mariages franco-allemands (félicitations Diane et Matze !) en terrain neutre...

Dimanche 25 janvier 2009
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Par AP - Publié dans : Stéréotypes et représentations
Je passe une grande partie du week-end dernier à me plonger le plus subtilement possible dans le mode de vie "typique" d'Amsterdam.
Ca commence, bien sur, par un vélo, loué à la gare, pour me rendre à un dîner dans une rue d'Amsterdam Sud, très près du Museumplein.
C'est un "triple date" - les trois hommes du soir ont étudié ensemble a Groningen.
On discute le bon vieux temps, les fraternités étudiantes et les dernières nouvelles, dans un mélange joyeux de néerlandais et d’anglais.
Je discute avec une des femmes présentes, une jeune photographe qui m’apprend qu’elle travaille notamment pour l’Unicef et vient de finir une série de photos pour l’exemplaire de Elle a paraître en Juillet.
 
Cette première mise en bouche amstellodamoise fut, disons, assez légère pour ne pas brusquer mes atavismes franchouillards patentés.
 
Hagelslag-copie-2.jpg Avec l’aube, commencèrent les choses sérieuses. Tout d’abord, bien sur, le petit déjeuner avec le Hagelslag, les petits copeaux de chocolat, que petits et grands mangent invariablement au petit déjeuner et au déjeuner et sur lesquels, obsession culinaire oblige, je reviendrai très prochainement.
 
Apres ce petit-déjeuner tout en fromage et en tartines, petite balade dans le quartier. Nous arrivons au café Wildschut – le décor Art nouveau, ainsi que les petites alcôves créées autour des tables, pour la protection de l’intimité des clients, avec leurs dossiers tapissés, me rappelle un peu l’Archiduc a Bruxelles . Comme dans tout café néerlandais qui se respecte, et ou le prorata du prix des consommations au temps passé est exactement opposé a celui pratiqué a Paris, nous y trouvons la table rituelle, ou s’entassent les journaux, posés sur un plateau supérieur a la table elle-même – celle-ci étant éclairée par des lampes placées en dessous du plateau. Nous y farfouillons et trouvons quelques magazines de circonstance, ou je lis, partagée entre amusement et consternation, moult articles sur le « président bling bling » – et l’opprobre jetée par maints journalistes et l’énigmatique « opinion publique » sur le déficit impardonnable de la France.
 
Passé ce moment de lecture, nous nous acheminons vers la maison des sœurs de mon homme, qui nous ont invités à déjeuner. Sur le chemin, mon amoureux me dit : « je te parie que nous aurons du fromage jeune (de Gouda), des tartines, du lait et des hagelslag ». Et nous revoilà partis pour ce que tout Français perdu dans les contrées bataves appelle « le second petit-déjeuner des Hollandais ». Une fois de plus, oui, je songe avec mélancolie à la poule au pot familiale du dimanche.
 
Apres le repas, nous commençons une balade dans Amsterdam, avec pour but ultime de visiter une exposition vente sur Steve Shapiro. Nous flânons près des canaux, je manque de me faire percuter par une petite dizaine de bicyclettes hollandaises, m’exclame devant des magasins de vêtements extravagants, avant d’arriver dans la rue de l’exposition ou se côtoient en rangs serrés, petite porte après petite porte, toutes sortes de galeries, promettant l’art et la politique – parfois dépareillées quand un antiquaire ironique s’immisce entre deux galeries pour perturber ce déballage d’œuvres contemporaines trop bien rangées.
L’exposition est très petite, comme on peut s’y attendre, mais belle.
0077264schapiro_s.jpg  J’y apprends entre autres choses palpitantes que Barbara Streisand ne voulait être photographiee que d’un profil particulier (le gauche) – ce qui n’empêche pas les photographies d’être très intéressantes.
 
Ravis et satisfaits de notre intermède culturel, nous nous dirigeons alors vers un café brun, le  Café Scheltema, " Traditioneel literair cafe", ou je me goinfre sans dent férir de bitterballen.
 
Comme la journée n’est pas encore finie et que les stéréotypes ont parfois, a l’instar des expressions toutes faites, la vie dure, nous enchaînons sur une soirée « branchée », organisée par une couple d’amis gay, sur une île récente d’Amsterdam, l’île de Java – aucun bâtiment ne s’y ressemble, la municipalité ayant établi sur le mode «  un architecte = une maison ». Le résultat est assez réussi : on retrouve par exemple, la même élégance que les rues traditionnelles d’Amsterdam (maisons étroites, aux hauteurs hétéroclites), mais dans un style contemporain.
 
Cette journée en fin de compte très néerlandaise le fut aussi par sa conclusion, la compagnie des chemins de fer néerlandais m’ayant fait l’honneur, une fois de plus, de prévenir une minute avant le départ du train qu’il n’irait pas a la destination prévue. Arrivés a Schiphol, il nous faut attendre un bus pour Leyde et a Leyde attendre un train pour Den Haag Centraal (le train n’allant pas a Hollenspoor, notre destination), puis finalement, en pleine nuit marcher dans le vent et la pluie pour rentrer avec 1h15 de délai, dans notre humble - et passablement humide- demeure.
 
La voila ma Hollande grossièrement dessinée : des expositions, des tartines, des bitterballen, des soirées branchées et des trains en retard !

Mardi 11 mars 2008
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Par AP - Publié dans : Stéréotypes et représentations
Me voila maintenant tenue de vous parler du choc inter-infraculturel, concept inventé par votre humble servante, a cet instant, et qui la replace bien malencontreusement dans la droite lignée des concepts tordus et inutiles qui ont constitué, a son esprit défendant, l’un des acquis majeurs de ses études supérieures*.
 
Par inter-infraculturel, j’entends l’étonnement que peut produire l’observation des coutumes issues de votre propre culture. Cela reste en quelque sorte interculturel puisque cet étonnement sincère (c’est une des spécificités de ce concept, par opposition a la « lucidité » dont un individu peut faire montre a l’égard de sa propre culture) est du a l’éloignement géographique ou moral du sujet d’avec sa culture d’origine que peut occasionner la fréquentation prolongée d’une autre culture.
 
« Las et pitié ! » entends-je murmurer par delà l’écran, «  de grâce épargne nous les préambules vainement methodologiques et viens en au fait ! ». Comme ma pédanterie n’a d’égal que mon angoisse – abyssale - de froisser des lecteurs fidèles, oui oui, je viens au fait.
 
Le fait est le suivant : j'ai passe recemment un week-end merveilleux en Sologne, belle région de France s’il en est. Un week end merveilleux a plus d’un titre – le temps printanier permettant de longues nonchalances au soleil, une nature magnifique et apaisée, une compagnie de choix, mes amis d’études, vieux habitues des reparties rapides, que mes récents choix de vie ne me permettent pas de voir aussi souvent que je le souhaiterais.
 
Je suis partie avec mon homme, déjà amusé des échanges d’e mails préalables et organisationnels : «  mais ma chérie, si je comprends bien, le programme c’est seulement manger ? ».
Il n’était pas loin de la vérité.
Le premier soir a commencé tard – le temps d’arriver a Paris puis, de Paris, atteindre la maisonnée isolée dans la campagne - nous arrivâmes a minuit, les yeux engourdis et l’estomac bavard.
Nous fumes accueillis avec des rillettes, un pâté de campagne, du saucisson et l’inévitable et réglementaire coup de rouge.
Le festin dura jusque tard dans la nuit, ponctue de vagues riantes et de silences fort brefs - les rillettes survivant en petit nombre au carnage gastronomique.
 
Le lendemain matin, je me levai péniblement vers midi, descendit au petit-déjeuner – une tablée joyeuse dégustait brioches et confiture et cela dura jusque vers 14h/14h30 après quoi certains d’entre nous s’autorisèrent une promenade digestive pendant que d’autres, plus dévoués, commençaient la préparation du déjeuner. Vers 16h nous commençâmes le déjeuner (3kg de viande au barbecue et des petits légumes au four).
Apres quoi nous entamâmes lourdement une seconde promenade, certains partant a pied, d’autres en « deudeuche », un bonheur.
 
De retour vers 19h, je trouve certains de mes congénères en plein goûter et me joins a eux pour une séance « Carla et Nicolas – les derniers potins », au coin du feu.
Finalement, après une petite sieste, vers 20h30/21h, les préparatifs du soir commencent et le dîner commence a 23h, soupe de cressons et pâtes, pas de viande, quand même n’exagérons pas.
 
Apres cette pénible journée, je fus parmi les premières a me retirer dans la chambre, épuisée de ces orgies culinaires dont j’ai complètement perdu l’habitude.
Enfin, le lendemain matin, nous profitons d’un dernier petit déjeuner – sucré encore une fois – et d’un déjeuner rapide avant de rentrer a La Haye, parce que c’est loin.
 
Nous avions, tous les Français, présents, essayé de nous maîtriser et une règle avait même été établie, dont je pris connaissance au courant de ces quelques jours : ne pas parler bouffe pendant qu’on mange.
 
Autant vous le dire : nous n’avons pas respecté cette règle.
 
Et moi de conclure, avec mon amie hongroise presente et sous le regard approbateur de mon grand Batave : «  ah oui c’est quand meme fou a quel point la nourriture est importante en France… »
 
 
 
* Cela étant, j’ai toujours partagé avec moi-même la croyance qu’un concept que le dictionnaire Microsoft Word ne peut reconnaître est valable intrinsèquement (1)
(1) Voir, Heidegger, « hymnes a Hoelderlin ».

Mercredi 20 février 2008
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Par AP - Publié dans : Stéréotypes et représentations
Bon je sais pas vous mais, pour moi, ca sonne plus scandinave que neerlandais...

Mardi 18 décembre 2007
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Par AP - Publié dans : Stéréotypes et représentations
Petite revue des stéréotypes entendus sur les Néerlandais (je vous épargne les précautions d’usage sur l’utilisation des stéréotypes, que vous connaissez sûrement déjà) :
 
« Les Néerlandais sont directs »
Ce que je peux dire c’est que je pense qu’en général, les personnes s’embarrassent moins de formalités comme on peut le faire en France.
Un exemple, lors d’une rencontre avec Philippe Moreau Desfarges : a la fin de la conférence, le représentant de l’Alliance Française fait une petite bafouille pour remercier, et l’intervenant, et son public, remet un petit cadeau a l’éminence grise… le représentant hollandais, lui, commence par : « alors, pour les boissons, c’est en sortant de la salle a droite »…
Cela dit, ça simplifie aussi l’organisation ! Pour ce qui est des questions indiscrètes (auxquelles j’ai droit assez souvent, et qui constituent parfois le premier sujet de conversation), l’avantage c’est qu’on peut répondre – de façon tout aussi directe – qu’on n’y répondra pas…
 
« Les Néerlandais sont arrogants »
Stéréotype beaucoup entendu en Belgique, ou les Néerlandais ne sont pas franchement populaires, il faut bien le dire.
Je n’ai pas vraiment expérimente l’arrogance supposée des Néerlandais… par contre j’ai expérimenté une certaine franchise c’est vrai sur le mode «  oui dans cette matière je suis bon »… mais si c’est vrai, est-ce encore de l’arrogance ?
Evidemment, cela devient problématique si on pense qu’on est le meilleur dans tous les domaines…
 
« Les Néerlandais sont impolis »
Je rattache volontiers ce stéréotype a celui qui dit que les Néerlandais sont directs… disons qu’en général, il ne faut pas attendre d’excuse si quelqu’un vous bouscule dans les transports en commun, ou vous marche sur les pieds etc. J’ai entendu parfois certains Néerlandais m’expliquer qu’en réalité, s’excuser dans ce cas est hypocrite puisqu’on n’est pas franchement responsable de ce qui s’est passe et/ou qu’on ne pense pas vraiment ses excuses.
Pour ma part, je pense que cela permet simplement de prévenir un éventuel conflit avec la personne heurtée… mais pour certains Néerlandais, cette explication ne vaut pas et nos excuses répétées dans le metro sont bien plus un exemple d’ hypocrisie que le reflet d’un peuple bien élevé…
 
« Les Néerlandais sont des exhibitionnistes »
Voila un stéréotype qui ne cesse de m’étonner : je pensais plutôt que les Néerlandais, influencés par un protestantisme austère, auraient davantage tendance a être pudiques plutôt qu’exhibitionnistes. Mais on parfois expliqué qu’au contraire, les fenêtres grandes ouvertes, y compris au rez-de-chaussée, ont une fonction sociale toute calviniste : il s’agirait de faire montre de sa décence et de sa moralité en permettant aux autres de le vérifier par eux-mêmes (question : si on garde les grandes fenêtres sans la moralité, qu’ est-ce que ça donne ?)
 
« Les Néerlandais sont matérialistes et radins »
Pour ma part j’ai une vision biaisée parce qu’il se trouve que les Néerlandais que je côtoie sont en général très généreux et très attentifs… mais ce n’est peut-être pas les meilleurs représentants d’une mentalité de toute façon difficile a saisir ?
La seule chose que je peux dire c’est que les rues commerçantes de La Haye et Rotterdam ressemblent terriblement aux rues commerçantes de grandes villes d’Allemagne – de grands temples de la consommation a l’ esthétique douteuse...
Mais c’est peut-être une grande partie du monde occidental qui est comme ça ?
 
«  Les Néerlandais mangent mal »
Bon la, je préfère ne pas commenter, c’est un sujet douloureux pour moi.
 
« Les Néerlandais emporte des kilos et des kilos de produits néerlandais quand ils partent en vacances (dans leur caravane) »
Difficile a dire…mais je confirme qu’on ne part pas sans quelques dizaines de sandwichs au gouda et un gouda complet (au cas ou….)
 
« Les Néerlandais sont sportifs et aiment le vélo »
Le problème c’est que la définition de « sportif » en France me semble un tantinet minimaliste…
Pour ce qui est du vélo, oui, parce qu’ici c’est plat plat plat !
Cela dit c’est une expérience agréable de payer son parcmètre dans les garages a vélo
 
« … les Néerlandais ont de grandes dents »
La je suis complètement désarmée : je pensai que seuls les Britanniques se caractérisaient par des excentrismes dentaires…

Vendredi 26 octobre 2007
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Par AP - Publié dans : Stéréotypes et représentations
Depuis mon arrivée aux Pays- Bas, il n'est pas un jour où je ne remarque une francophilie répandue et enthousiaste. Cela va même jusqu'au banquier, à qui je venais de dire sommairement que je n'avais pas de travail (donc pas de revenu) et qui s'exclame enthousiaste "vous êtes Française? I am Francoholic" (= j'ai un compte!).

Evidemment, c'est très agréable, on se sent  tout de suite acceptée. Mais après l'exclamation chaleureuse de nombres de mes interlocuteurs, je plonge vite dans l'embarras à l'écoute du nom des villages de Normandie ou de Bourgogne dont j'ignore tout. Mon orgueil en prend un coup au passage bien sûr mais c'est très intéressant de voir que beaucoup de Néerlandais que j'ai rencontrés, finalement, connaissent bien mieux la France que moi.

Et leur image de la France est merveilleusement différente de celle décrite dans les journaux, les débats politiques et les analyses économiques français : alors que les médias français débattent et décortiquent le "malaise français", voire le "déclin français", c'est étonnant de voir l'enthousiasme des Hollandais pour l'art de vivre de notre beau pays, pour sa nourriture et son histoire etc.
C'est revigorant et inquiétant aussi peut-être - quand on parle de muséification de la France...

En consultant le site du ministère du tourisme je lis qu'en 2006 les Néerlandais arrivent après les  Britanniques et les Allemands en part de nuitées.

Les Français quant à eux visitent avant tout...la France.

Jeudi 4 octobre 2007
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