Kennst Du das Land wo die Croquettes bluehen ?
Mes amis, mes très chers amis, il faut que je vous parle d’un pays merveilleux, baigné de friture et de mélanges indicibles, un pays ou chacun et chacune, si incroyablement liés dans une communauté supérieure, sont réunis autour d’un plaisir simple, anodin et pourtant si irréductiblement nécessaire à l’existence même de la collectivité…
Bien sur ce n’est pas à chaque seconde, et en toutes circonstances que l’on peut sentir cette appartenance commune – je ne la sens presque jamais le matin quand j’arrive à Rotterdam, plongée, a peine éveillée, dans l’autoroute piétonne que constitue la foule déterminée et vaguement navrée des matins de travail.
Car les croquettes, chers amis, sont aux Néerlandais ce que la poule au pot était aux Français fut un temps : un luxe culinaire populaire.
Ps : il y a meme une recette sur le site de l'ambassade de France a La Haye...
Ah ! le bonheur idéal, cette société batave parfaite, si fortement soudée autour d’un plaisir simple et authentique !
Bien sur ce n’est pas à chaque seconde, et en toutes circonstances que l’on peut sentir cette appartenance commune – je ne la sens presque jamais le matin quand j’arrive à Rotterdam, plongée, a peine éveillée, dans l’autoroute piétonne que constitue la foule déterminée et vaguement navrée des matins de travail.
Non, bien sur, dans ces moments là, je suis bien davantage accablée par l’individualisme forcené de nos sociétés post-modernes.
MAIS ! Mais il y a le soir… le bar à bières, la chaleur d’une blonde accompagnée de Bitteballen. Ah ! Les Bitterballen… ce sont des croquettes au contenu incertain (commentés immanquablement d’un « you don’t want to know ») et qui agrémentent votre apéritif biereux.
Car les croquettes, chers amis, sont aux Néerlandais ce que la poule au pot était aux Français fut un temps : un luxe culinaire populaire.
La croquette néerlandaise est de toutes sortes, aux légumes, à la viande, aux crevettes…
Et, surtout –surtout !- elle est partout.
Ah ah ! je vous vois, vous, les sceptiques, dire que je fabule et que j’exagère, comme si cela était mon style ! « La croquette, partout ? you’re kidding my dear ».
Ah ah ! je vous vois, vous, les sceptiques, dire que je fabule et que j’exagère, comme si cela était mon style ! « La croquette, partout ? you’re kidding my dear ».
C’est que vous n’avez pas vécu ces mariages somptueux ou sous une tonnelle intemporelle on vous servit une flûte de champagne…. et des croquettes !
Vous n’avez pas assiste à un anniversaire, dans un restaurant en campagne, ou, en guise de déjeuner somptueux, vous mangeâtes des croquettes !
Et c’est que - plus encore ! - vous n’avez alors probablement jamais attendu sur le quai un train qui n’arrive pas et lorgné, étonné, le fabuleux distributeur automatique de croquettes…
Ps : il y a meme une recette sur le site de l'ambassade de France a La Haye...
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